Le podcast Right Optics vous est présenté par le Silmo, le principal salon de l'optique et de la lunetterie. Le présentateur Nick Coffer interviewe des personnalités clés du monde de l'optique. Découvrez leurs histoires, leur passion pour l'optique et leur vision du secteur.
Publié le 27 juillet 2026 à 3:12 | Modifié le 27 juillet 2026 à 3:18

Sécheresse oculaire : quand une gêne banale devient une maladie invalidante

On la banalise, on l'ignore, on lui attribue un simple manque de sommeil ou trop d'heures devant un écran. Pourtant, la sécheresse oculaire est une maladie à part entière — et lorsqu'elle n'est pas prise en charge, ses conséquences sur le confort, la vision et la qualité de vie peuvent être profondes.

Thibaud Syre, cofondateur d'AlpesVision à Grenoble et expert des lentilles de contact spécialisées, guide Nick Coffer à travers les mécanismes de cette pathologie : la distinction entre formes quantitative et qualitative, le rôle aggravant des écrans, la place centrale de l'inflammation dans l'évolution de la maladie, et les solutions concrètes aujourd'hui disponibles pour prévenir ou soulager les symptômes. Il s'appuie sur des cas cliniques marquants pour illustrer à quel point cette affection peut basculer dans le handicap quand elle est négligée — et pourquoi les professionnels de la vision ont un rôle décisif à jouer, bien en amont de la prise en charge médicale.

À retenir :

  • Une maladie, pas une gêne passagère : la sécheresse oculaire est une pathologie chronique aux mécanismes complexes — la traiter comme un simple inconfort, c'est s'exposer à une aggravation silencieuse.
  • Quantitative ou qualitative : une distinction qui change tout : comprendre la forme de sécheresse en présence est indispensable pour orienter vers la solution adaptée — toutes les sécheresses oculaires ne se ressemblent pas et ne se traitent pas de la même façon.
  • Les écrans, facteur aggravant sous-estimé : la réduction du clignement liée à l'usage prolongé des écrans perturbe durablement le film lacrymal — un mécanisme que les professionnels doivent savoir expliquer et anticiper avec leurs patients.
  • L'inflammation, clé de la chronicisation : non traitée, la sécheresse oculaire entretient un cercle vicieux inflammatoire qui aggrave progressivement les symptômes et complique la prise en charge.
  • Le professionnel de la vision en première ligne : opticiens et contactologues ont la capacité de dépister tôt, d'orienter efficacement et de proposer des solutions adaptées — lentilles sclérales, orthokératologie, conseils personnalisés — bien avant que la situation ne devienne critique.