Prix International de l'Opticien de l'Année 2019

Publié le par Anaïs Lakrout - mis à jour le

L'Association des Opticiens Internationaux (IOA) annoncera le gagnant du prix International de l'Opticien de l'Année 2019 à l'occasion du SILMO Paris 2019

L'opticien est au cœur du marché de l'optique. La majorité du chiffre d'affaires de l'opticien est générée par son expertise et ses rapports avec le client. La perception du client lors de sa visite est presque entièrement basée sur ses interactions avec l'opticien, et de la vue parfaite dont il bénéficie avec ses nouvelles lunettes.

Le prix IOA/Silmo de l'opticien de l'année reconnaît l'importance du métier d'opticien sur le marché de l'optique et de son rôle dans le choix du produit le mieux adapté à sa clientèle.

L'International Opticians Association (IOA, « Association internationale des opticiens ») est un organisme international dont les actions visent à améliorer et à développer la profession dans le monde entier. Elle forme un partenariat stratégique avec Silmo pour le développement de la profession dans le monde entier.

Tout en étant apte à prouver qu'il est un des opticiens les plus qualifiés de son pays, le lauréat de ce prix devra également faire preuve des attributs suivants :

  • Professionnalisme : le client est au cœur de l'activité et bénéficie d'une prise en charge sans faille.
  • Excellentes compétences en communication : aussi bien personnelles que sur les réseaux sociaux.
  • Esprit entrepreneurial : avec un solide sens des affaires mis en valeur par la réussite de son entreprise.
    • Innovation : qu'il s'agisse de son modèle d'entreprise, de son offre de produits, de l'aménagement de son magasin.
    • Spécialisation : avec une réputation dans une branche spécifique de l'optique.
    • Créativité : aussi bien en matière de produits proposés que de pratique.
    • Engagement : auprès de la profession, de la communauté, des activités caritatives et de la filière.
    • Représentation : se veut un défenseur de la profession.

Délibération : Les membres de l'IOA, les membres nationaux et les partenaires de la filière ont nommé des opticiens dans le monde entier. Ces personnes seront contactées afin de remplir un dossier. Ces dossiers seront ensuite étudiés par une commission composée de plusieurs experts du secteur. Une liste de cinq noms a été retenue et le lauréat sera proclamé lors de la prestigieuse cérémonie du Silmo d'Or qui se tiendra à Paris.

Le lauréat a été annoncé le 28 septembre 2019 lors du salon SILMO Paris. Outre le prix, le lauréat remportera également un voyage pour deux pour le Silmo 2020 (vol en classe économique et hôtel inclus).

LAURÉAT 2019 :

Andrew Keirl

LES FINALISTES 2019:

Charlie Saccarelli

Charlie Saccarelli, opticien détenteur d'un master certifié par l'American Board of Opticianry (ABOM), est le président de Chadwick Optical aux États-Unis. « Si les docteurs examinent l'œil de l'extérieur, les opticiens ont la chance unique de travailler avec les patients sur la manière dont ils perçoivent le monde, de l'intérieur. Je suis pleinement convaincu que la vision est le sens le plus important et le plus utile que nous ayons. Les informations relatives à la vision occupent bien plus de la moitié des capacités de notre cerveau. En tant qu'opticien, je crée le filtre à travers lequel est traité le monde de la plupart des patients. »

Charlie a commencé à travailler avec des verres dès l'âge de huit ans. « J'étais fasciné par ces morceaux de plastique capables de courber la lumière pour permettre aux gens de mieux voir. Dès mon plus jeune âge, j'ai eu l'opportunité unique d'apprendre toutes les complexités relatives aux attentes des patients. Cette expérience pratique a aidé le jeune entrepreneur qui sommeillait en moi à donner vie à ma vision pour Chadwick Optical. Je voulais m'occuper des anomalies. Je voulais prendre en charge des patients à qui on avait déjà trop souvent dit "non". »

Il a repris en 2013 Chadwick Optical en se donnant comme mission de créer des lunettes capables de changer des vies. « Bien souvent, c'est une question d'innovation et de conception. Mon équipe et moi devons nous creuser un peu plus les méninges pour trouver la meilleure solution pour un patient. Je dois appréhender le cas du patient différemment. Il ne me suffit pas de regarder la prescription, le diagnostic et les graphiques. Je dois me mettre à la place du patient. Quels sont les obstacles auxquels il doit faire face ? Comment puis-je lui simplifier la vie ? Que puis-je faire pour améliorer de manière drastique sa qualité de vie ?

« Si l'on regarde la quête obsessionnelle de réponses à ces questions comme une maladie, alors l'innovation, la créativité, les compétences en communication, l'engagement, la spécialisation et la sensibilisation en sont le traitement. Si quelque chose n'existe pas, il revient à mon équipe comme à moi de l'inventer. Quand quelque chose n'a jamais été fait avant, ou qu’il est indisponible dans le commerce, je ne m'arrête pas de chercher ; il est de ma responsabilité de poursuivre les recherches jusqu'à ce que je trouve la solution adéquate. »

Charlie et son équipe adorent résoudre des problèmes. Il ajoute « Lorsque mon équipe et moi-même n'avons pas les capacités techniques nécessaires, nous devons trouver qui les a. Nous devons faire preuve de créativité et faire appel à des usineurs, des soudeurs et des bijoutiers. Nous disposons même, en interne, d'un petit atelier d'usinage et d'une imprimante 3D. Ces outils nous permettent de créer pour nos patients les prototypes, puis les solutions finales. L'importance que nous accordons aux autres nous pousse à créer des produits à la fois accessibles et pratiques. »

Si la création de ces solutions constitue une mission de la plus haute importance pour Charlie, ce dernier tient également à sensibiliser les autres acteurs du secteur sur la manière d'utiliser correctement ces solutions. « Aux États-Unis, beaucoup de personnes considèrent les opticiens comme des vendeurs de montures. Mais nous savons tous que notre métier est bien plus riche que cela. J'ai commencé il y a peu à défendre ce métier ainsi qu'à communiquer et à promouvoir la valeur du travail effectué par les opticiens pour les opticiens, les optométristes, les ophtalmologistes et les autres partenaires à l'échelle internationale. »

« Je cherche à proposer des ressources qui tirent des informations utiles des journaux scientifiques et les partagent dans un format accessible avec ceux qui peuvent vraiment les utiliser. Je me suis découvert une passion : faire découvrir aux autres notre profession unique. En Australie, en Turquie et aux quatre coins des États-Unis et du Canada, j'ai déjà parlé des prismes périphériques, de la perte de champ visuel, d'acuité visuelle, et de l'importance du métier d'opticien. Pour moi, cette approche concentrique de l'utilisation optimale des verres est cruciale pour changer la vie des patients. »

Andrew Keirl 

Andrew Keirl est un opticien britannique. Du fait de son intérêt pour les sciences et sa volonté de travailler au contact du public, il entre dans le monde de l'optique en 1979 lorsqu'il décroche un poste en tant qu'étudiant opticien chez Dollond & Aitchison. À propos de sa formation au City College de Londres, il déclare : « J'ai eu de la chance de suivre les cours de Mo Jalie, David Gully, David Pipe et Jo Underwood. À cette époque, je n'avais pas idée que leurs enseignements et leur enthousiasme auraient une telle importance pour moi pendant toutes ces années.

En 1984, Andrew fut nommé responsable de formation pour le groupe Dollond & Aitchison dont le siège social est implanté à Birmingham, au Royaume-Uni. « Je commençais déjà à réaliser que le métier d'opticien serait source de développement personnel et m'offrirait l'opportunité d'inspirer et d'aider les autres membres de la profession. » explique-t-il. Au cours de cette période, Andrew a donné de nombreux cours à des étudiants de Singapour, de Malaisie et du Kenya qui préparaient leur examen de l'Association of British Dispensing Opticians (ABDO, « Association britannique des opticiens »). « J’ai été époustouflé par l’enthousiasme et le dévouement de ces étudiants qui travaillaient pendant des heures, dans des conditions souvent difficiles, dans le but d’être le meilleur possible dans leur métier de prédilection. »

En 1989, Andrew est invité à rejoindre l’Anglia Higher Education College (aujourd’hui l’Anglia Ruskin University) de Cambridge pour créer et développer des cours d’ophtalmologie en créant un département au sein de la Faculté des Sciences appliquées. « Créer de toute pièce un nouveau département sans cadre préexistant, sans agenda, sans personnel et sans équipement est une opportunité unique. Le corps professionnel et le secteur optique dans son ensemble ont soutenu mes idées, car je voulais combiner les aspects académiques essentiels de l’optique avec les compétences en vente, commerce et communication nécessaires pour garantir la réussite d’un jeune opticien. »

Le premier groupe d’étudiants à avoir suivi ce programme national a obtenu 100 % de réussite à l’examen de qualification finale de l’ABDO, un record aujourd’hui encore inégalé. Grâce à l’enthousiasme et aux efforts d’Andrew, ce nouveau département n’a cessé de se développer et d’obtenir le soutien des principaux employeurs du secteur britannique de l’optique et de l’industrie dans son ensemble.

Andrew s’est ensuite penché sur un programme à temps plein pour les futurs opticiens. Des formations à temps plein étant déjà proposées dans trois autres universités, nous avons dû nous montrer créatifs et novateurs pour proposer une alternative attractive aussi bien pour les étudiants que pour les employeurs. En 1995, il lance le tout premier programme Honours Degree pour opticiens, un baccalauréat universitaire en sciences (BSc Hons) en gestion optique. En substance, une formation mêlant optique et capacité à gérer une petite entreprise. Un programme de premier cycle a également vu le jour et, pendant ses quatre dernières années à l’Anglia Ruskin University, Andrew a pris part à ce programme d’optométrie en tant qu’étudiant à temps partiel, tout en gardant ses rôles de direction et de formation à temps plein.

« Je suis alors parti du principe qu’en comprenant et en maîtrisant tous les aspects de la pratique optique, je pourrais mieux promouvoir l’importance du métier d’opticien. » Lors des examens de qualification professionnelle, Andrew a obtenu les meilleures notes en technique d’investigation ainsi que la meilleure moyenne générale pour les opticiens. Il tient maintenant son propre magasin d’optique indépendant. « Après plus de 40 ans, je suis toujours passionné par le matériel et les soins optiques de qualité, et toujours fier d’être un opticien indépendant. » Andrew propose des services multidisciplinaires avec des consultations pour les patients atteints d’un glaucome stabilisé, pour les patients en post-opération de la cataracte, ou des services de traitement des problèmes oculaires mineurs.

« Ce qui nous anime, c’est de proposer à nos clients du matériel de qualité et de mêler les derniers produits aux dernières technologies pour leur fournir des lunettes qui répondent à tous les besoins et à toutes leurs attentes. Nous sommes tout particulièrement spécialisés dans les verres progressifs, et saisissons toutes les opportunités qui nous sont offertes d’aider les patients qui ont du mal à s’y adapter. Nous nous sommes également spécialisés dans le matériel adapté aux loisirs ou occupations de nos patients. Les verres progressifs d’intérieur semblent, par exemple, pleins de promesses. Pour résoudre pleinement les problèmes d’un patient, nous devons sortir des sentiers battus et proposer des verres double foyer avec des segments à la forme ou à la taille inhabituelle, avec des segments supérieurs, deux segments, des segments séparés ou collés, ainsi que des verres triple foyer. Selon moi, la clé de la réussite en matière de résolution des problèmes, c’est la communication. Il est impossible de fournir une solution appropriée si vous ne comprenez pas entièrement les besoins et les envies de votre client. »

Pour Andrew, l’optique est un secteur en permanente évolution, dans lequel on n'arrête jamais d’apprendre de nouvelles choses. « Ma passion pour l’enseignement est devenue ma marque de fabrique et un argument commercial unique. Au fil des années, j’ai souvent eu l’honneur d’œuvrer au développement de mes collègues en proposant des formations continues et des services de perfectionnement. »

Andrew a rédigé, pour des journaux spécialisés, plus de 50 articles de formation continue sur divers sujets, et a également contribué à la rédaction des manuels Supervision in Practice (DLL) et Paediatric Optometry (Butterworth-Heinemann). Sa publication Clinical Optics and Refraction: A Guide for Optometrists, Dispensing Opticians and Contact Lens Opticians (Elsevier) a récemment été traduite en mandarin. Andrew travaille actuellement en tant que consultant pour une grande entreprise de fabrication de verre ophtalmologique en vue de rédiger un nouveau manuel adressé aux praticiens européens.

Andrew est également expert judiciaire pour le General Optical Council et a fourni des rapports médico-légaux pour la Medical Defence Union. Cette année, Andrew a reçu un statut de membre à vie de l’Association of British Dispensing Opticians, la plus haute distinction accordée par l’organisation professionnelle britannique des opticiens.

« À y regarder de plus près, la profession d’opticien a toujours été une affaire humaine, qu’il s’agisse de mes mentors, de mes étudiants, de mon personnel ou de mes patients. J’aime à penser que j’ai toujours fait tout mon possible pour les autres. J’ai toujours aidé mes étudiants à faire face aux embuches, et cherché des manières de faire assimiler à tous chaque aspect de notre profession, tout en les poussant à donner le meilleur d’eux-mêmes. Aujourd’hui, quand je rencontre mes anciens élèves, c’est un plaisir de constater qu’ils gardent toujours un bon souvenir de mes cours. Parfois, mon travail consiste simplement à me faire accoster par un patient qui a cassé ses lunettes alors que je suis en train de faire mes courses, ou d’ajuster des lunettes pour une personne alitée et solitaire. En effet, même quand nous ne travaillons pas, nous sommes des représentants de notre profession. On oublie parfois l’impact des nouveaux designs de verre et des dernières technologies. Je n’oublierai jamais les larmes de joie d’une jeune patiente en découvrant ses nouvelles lunettes, elle qui avait toujours eu à porter des « culs-de-bouteille » et ne supportait pas les lentilles. En rentrant chez elle, elle s’est essayée pour la première fois au maquillage. Ainsi, bien que l’impact et la portée de notre travail puisse être sous-estimés, nous devons militer pour notre propre profession, et faire savoir à quel point elle peut changer la vie des gens. Pour moi, il s’agit de ce qui définit avant tout notre métier. »

Steve Stenersen

Steve Stenersen a commencé sa carrière dans le monde de l’optique en 1978, en tant que technicien, et a passé cinq années à fabriquer des verres, à les monter sur des montures et à les réparer. Il est passé à la vente de produits optiques à Auckland en 1983 et est devenu officiellement opticien en 1989.

« Ce parcours m’a apporté de nombreuses compétences que j’utilise dans mes tâches quotidiennes en tant qu'opticien. Qu’il s’agisse d’un ajustement, de prendre les mesures d'un visage, de résoudre un problème ou de ressouder une monture, je pense pouvoir entreprendre toutes ces tâches avec toute la confiance et les compétences nécessaires. » Dans le cadre de ses activités journalières, il pratique des tomographies par cohérence optiques spécialisées (OCT), des photographies rétiniennes et des tests du champ de vision, et détient l’expertise nécessaire pour interpréter les résultats et échanger avec les optométristes pour formuler des recommandations.

Steve travaille aussi pour l’Optometrist and Dispensing Opticians Board of New Zealand (O&DO), pour lequel il évalue les opticiens étrangers souhaitant pratiquer en Nouvelle-Zélande. Il a compilé un cours d’évaluation théorique et pratique se déroulant sur une journée pendant laquelle les étudiants se rendent à Gisborne tandis qu’il étudie leurs compétences et les compare aux normes néo-zélandaises, et ce, avant de formuler des recommandations à l’O&DO dans le cadre d’un examen.

En ce qui concerne sa vision du métier d’opticien, Steve estime que la « philosophie sous-jacente de notre métier est de veiller à ce que le client bénéficie de toute l’attention nécessaire, ce qui implique surtout d’écouter ce qu’il a à dire. J’irai jusqu’à dire que la capacité d’écoute est l’une des composantes les plus importantes de ma carrière. Il est facile de supposer ce que sont les besoins d’une personne, mais il ne faut jamais perdre de vue que nous sommes tous différents. Si une personne a un problème, mon travail consiste à le résoudre. Il peut s’agir de trouver des lunettes, des lentilles et une aide optique, mais aussi tout simplement de discuter. »

Des clients passent souvent voir Steve pour discuter de problèmes variés, non seulement sur les lunettes, mais aussi, par exemple, sur les résultats d’une opération de la cataracte, ou sur la manière de faire face à la basse vision. « J’apprécie vraiment les relations que j’ai tissées avec mes clients, et les suivre tout au long de leur vie. Ma partenaire Sue et moi avons également une équipe loyale. En effet, nos optométristes nous accompagnent depuis que nous avons commencé notre activité il y a plus de 25 ans de cela, tandis que d’autres sont avec nous depuis plus de dix ans. Une preuve non seulement de la nature professionnelle de notre activité mais également des rapports étroits que nous entretenons avec nos employés. Avec notre philosophie du soin, nous avons également des relations très étroites avec les hôpitaux publics et les cabinets médicaux locaux. Cela constitue un point particulièrement important pour une communauté rurale et isolée dans laquelle il est impossible, en cas d'urgence, de trouver quelqu'un de disponible hors des heures de bureau. »

Steve a ouvert son magasin dans une petite ville rurale de Nouvelle-Zélande en 1993. Et son commerce s’est très bien développé au cours des 25 dernières années. « Nous avons renforcé notre activité et notre réputation en tant que fournisseurs de matériel et de soins optiques de qualité. Malgré la mutation du secteur de l’optique que traverse la Nouvelle-Zélande depuis dix ans, nous avons conservé une clientèle loyale. »

En 1995, Steve a eu comme responsabilité de fonder OptiBlocks NZ, le service de formation de l’ADONZ (Association for Dispensing Opticians New Zealand, « association des opticiens néo-zélandais »). Depuis l’ouverture d’OptiBlocks NZ, Steve est à la fois son co-directeur et son président. « Depuis 1989, je me suis impliqué avec passion dans la création et le maintien d’un haut niveau de formation sur le secteur néo-zélandais à travers mes postes de formateur, de gestionnaire et de directeur, soit 30 ans d’expérience cette année. »

La spécialité de Steve est de veiller à ce que les formations d’opticien en Nouvelle-Zélande respectent des critères de qualité élevés. « Il est de la plus haute importance à mes yeux que nous continuions à proposer un haut niveau de professionnalisme et de soins dans un secteur en pleine mutation, comme le soulignent mes travaux en tant que formateur, mais aussi de proposer la formation australienne TAFE en Nouvelle-Zélande. »

En 2001, Steve collabore avec son collègue et ami le docteur David Wilson pour rédiger un manuel pratique des ateliers de l’optique (Practical Optical Workshop), utilisé pour former de nouveaux opticiens en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Au cours de sa carrière, Steve a été activement impliqué au sein de la communauté de l’optique néo-zélandaise. Il a été le premier étudiant à suivre la formation écrite en Nouvelle-Zélande lors de sa création, et en est ensuite devenu formateur, tant pour les aspects théoriques que pratiques. Une dizaine d’années plus tard, il comptait parmi les personnes impliquées dans la mise en œuvre de la formation australienne en Nouvelle-Zélande, veillant ainsi à la qualité de la formation pour les étudiants et le secteur néo-zélandais. Vers la fin des années 90, cette implication dans la formation lui a valu une place de membre du comité, puis de président de l’ADONZ, un poste qui l’a amené à diriger l’association à travers une période difficile du secteur de l’optique en Nouvelle-Zélande. À Gisborne, Steve a réalisé pendant 20 ans des examens gratuits dans les écoles. « Je me rendais tous les ans dans les écoles en début d’année pour contrôler la vue des élèves. Suite à un rendez-vous chez l’optométriste, je travaillais avec les familles pour fournir des lunettes, souvent dans le cadre du programme de financement du gouvernement. »

Le magasin de Steve a aussi été impliqué dans un programme pilote d’examen de la vue des communautés maories locales. « Avec l’optométriste, nous emportions chaque mois tout l’équipement nécessaire pour rendre visite à une nouvelle communauté maorie. Des visites qui se sont échelonnées pendant plusieurs années, jusqu’à ce que nous ayons rendu visite à toutes les communautés locales maories. Une grande aventure qui nous a permis d’entrer en contact avec des personnes qui, dans d’autres circonstances, n’auraient pas bénéficié de services optiques. »

Il a également procédé à des examens dans le camp de santé publique STAND, qui offre un service « tout-en-un » pour les enfants et les jeunes les plus vulnérables. Il est aussi volontaire au sein de l’initiative Step to Move dont le but est de sensibiliser les personnes âgées, lors de séminaires, à la santé oculaires, à la basse vision, ou aux dispositifs d'aide optique conçus pour se déplacer en toute sécurité. Il est également membre du comité et président du bureau de Gisborne de la Blind Foundation NZ.

Tout au long de sa carrière, Steve s’est particulièrement impliqué dans la promotion de l’éducation et a milité en faveur d’une formation de qualité en Nouvelle-Zélande. « Au cours de ma vie professionnelle, j’ai vu l’optique devenir un secteur de plus en plus commercial, alors qu’il est traditionnellement rattaché au monde médical. J’ai lutté contre la simplification et l’automatisation des compétences nécessaires au métier d’opticien. Je suis convaincu qu’en tant qu’industrie, nous devons continuer à veiller à l'excellente formation de nos opticiens, pour que les Néo-Zélandais puissent continuer à bénéficier de soins de qualité. Il s’agit là de la principale raison pour laquelle je me suis engagé dans l'éducation au cours de ces 30 dernières années. »

Thierry Caillat

Thierry Caillat s’est lancé dans les métiers de l’optique après avoir décroché son BTS à Morez en 1981. Il a ensuite passé une maîtrise d’optométrie à la faculté d’Orsay en 2001. Il ouvre son premier magasin en 1986, suivi d’un second en 1993 à Lyon, sa ville natale. En 1998, il crée un nouveau point de vente à Francheville et agrandit son premier magasin en 2001, en achetant les deux locaux voisins. En 2008, mû par son intérêt pour la santé visuelle, il crée sa propre marque, Thierry Caillat Opticiens, avec une philosophie simple : « L’excellence par l’exigence ».

En parallèle, Thierry mène d’autres activités en rapport à l’optique ou à la santé visuelle. Il a travaillé au sein du département du Professeur Maugery à Saint-Étienne de 1996 à 2002, et pendant sept ans au sein du service du Professeur Burillon. Il enseigne l’optométrie et la basse vision à la faculté d’Orsay de Paris et à l’ISO de Lyon. Il intervient également auprès de sociétés comme Topcon, Johnson & Johnson, Essilor, etc., lors de formations pour les opticiens et les internes en ophtalmologie.

Il est très impliqué dans la défense de la profession, et a créé l’association Vision d’Avenir, très active politiquement dans la région de Lyon. Son but est de revaloriser l’image du métier d’opticien et de réaffirmer son importance dans le parcours de santé visuelle.

Thierry a remporté le prix d’Opticien français de l’année 2018, un titre qui symbolise la reconnaissance de l’exercice du métier d’opticien en tant que métier de santé, dont Thierry Caillat est un parfait exemple. Son magasin a grandi sans discontinuer au cours des dix dernières années.

Ses clients viennent le voir pour son professionnalisme, ses compétences, sa prestation de service extraordinaire, voire unique en ce qui concerne la contactologie. Ses patients et clients sont satisfaits de payer le juste prix de ses produits et de ses services ; en clair, le prix du marché libre, et non celui contrôlé par les mutuelles. Comme les ophtalmologistes, Thierry et ses principaux collaborateurs ne reçoivent que sur rendez-vous, que l’on peut prendre sur le site du magasin.

Thierry Caillat est aussi le symbole de l’indépendance, il ne dépend que de lui-même, pas de la réglementation, de réseaux de soins, de la publicité ou d’une image de marque.

Il est l’un des piliers du Club OpticLibre, qui ne sélectionne que des opticiens de référence sur une région géographique donnée partageant certaines valeurs telles que le professionnalisme, l'excellence, le dynamisme et le partage des connaissances. Une centrale d’achat est toujours le reflet de ses membres. Si Club OpticLibre est progressivement en train de devenir la première centrale d'achat pour les opticiens indépendants, c’est parce que sa puissance et son intelligence collectives reflètent la force et l’intelligence de ses opticiens membres. Avoir Thierry dans sa centrale est une source de motivation et vous pousse vers l’excellence, car il n’a pas peur de dire ce qu’il pense, et avec conviction. C’est probablement la raison pour laquelle il préfère être indépendant, sans avoir à se plier à une marque établie.

Thomas Truckenbrod

Thomas Truckenbrod est un opticien titulaire d'un Master qui est passé à l’optométrie au cours de sa carrière. L’entreprise familiale de Leipzig, fondée il y a plus de 100 ans, a grandement évolué au fil du siècle. Il propose non seulement à ses patients des montures, verres et lentilles de qualité mais il offre aussi des soins cliniques de pointe grâce à des équipements haute technologie et des services sur mesure, le tout porté à la connaissance du public par du marketing ciblé et des campagnes sur les réseaux sociaux.

Thomas est depuis 2007 un président apprécié de l’influente association allemande des opticiens et de l’optométrie (ZVA). Depuis lors, il n’a pas ménagé ses efforts pour que le métier d'opticien soit à la fois respecté et mieux connu du public. Il a aidé les professionnels allemands à faire face aux nombreux défis de notre époque, notamment ceux liés à Internet et aux mutuelles.

À l’échelle européenne, il compte parmi les forces motrices, aux côtés de l’ABDO et de Harro Lotz du Club InterOptique, à avoir participé à la formation d'OPTI G3 afin de débattre sur la manière de protéger, de favoriser et d’améliorer le métier d’opticien à l’avenir. Certains de ces débats ont amené Thomas à jouer un rôle majeur pour persuader l’ECOO (European Council of Optometry and Optics, Conseil européen de l'optométrie et de l'optique) de reconnaître l’importance de son second O, pour opticien, et de créer un comité pour l’optique nécessaire depuis longtemps.

En plus d’être un pionnier et un excellent leader, Thomas n’oublie d'où il vient, ce qui lui permet d’affronter l’avenir avec plus de sérénité. Une source d’inspiration donc, qui même face aux négociations et aux difficultés les plus délicates, conserve toujours son sourire et son dynamisme. Thomas est une personne avec laquelle il est toujours agréable de travailler et d’apprendre, d’autant que son amour du métier est contagieux.

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