Semaine du 3 septembre 2017

INTERVIEW DE MICHAEL LEVY, FONDATEUR DE WIN OPTIC (1/09)

Quand il n’est pas en train d’organiser une soirée foodtruck pour ses clients, de développer l’application Order My Lens ou de promouvoir Sintillia, il est dans son magasin Win Optic à Levallois Perret. Entretien avec Michael Levy, un opticien passionné et impliqué !

Pourquoi vous êtes-vous spécialisé dans les lunettes de créateurs ?

Le choix du créateur, celui de la différenciation, tant au niveau du produit que dans la manière dont on les travaille. C’est un ensemble qui nous permet de nous démarquer. Il y a eu un événement déclencheur, un mal pour un bien en quelque sorte : il y a 15 ans j’étais opticien généraliste, j’ai été cambriolé, et cela a été le début d’une réflexion. On est reparti de zéro, en ayant la chance d’être implanté dans un environnement où les gens sont sensibles aux démarches qualitatives.
Il y a aussi un autre aspect très intéressant chez les créateurs, c’est la force de leur identité. Chacun est singulier, il n’y a aucune redondance car chaque marque a son propre designer, ce qui n’est pas le cas des griffes. La différence se ressent, c’est un travail de fond.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que les lunettes de créateurs ne sont pas dans leurs moyens ?

A mon sens c’est un faux problème. Les lunettes de créateurs ne sont pas plus chères que ce que les marques sous licence proposent à des prix élevés pour une qualité moindre.
En travaillant avec des petits créateurs en direct, on a des prix compétitifs qui nous permettent d’être concurrentiels sans jamais faire d’impasse sur la qualité.
Par ailleurs, nous travaillons avec des lunetiers en exclusivité dans toute la ville, on joue le jeu autant sur le prix des verres que des montures, la cohérence a toute son importance.

Que faut-il à une marque pour que vous ayez un coup de cœur ?

Déjà, je suis très soucieux de connaître la provenance des montures, comment elles sont fabriquées et par qui.
Un autre élément essentiel : l’identité. J’ai besoin qu’il y ait une histoire. Quelqu’un qui fabrique en masse des lunettes dans une usine ne m’intéresse pas. Par contre une maison familiale, où il y a un véritable héritage de savoir-faire, ça a du sens.

Quand je parle d’« histoire » je pense notamment à Barton Perreira : une belle fabrication japonaise, l’ancienne équipe d’Oliver Peoples, Bill Barton et Patty Perreira au design, ça suffit déjà pour commencer une conversation ! Le lunetier créateur DITA va jusqu’à fabriquer ses propres vis. Barberiniaussi est une marque très intéressante, c’est un verrier à l’origine, et nous avons accès à une qualité de verre inouïe grâce à leur collection de montures.
Nous collaborons beaucoup avec des marques étrangères. On ne fait pas que du lunetier 100% français, à la fois pour des questions d’affinités et d’écoute, mais aussi parce que la fabrication japonaise est remarquable et qu’elle a beaucoup à apporter.

Vous vous rendez régulièrement à des salons internationaux comme le SILMO, pourquoi ?

C’est un événement qui nous permet d’être à la pointe et d’avoir une vision globale sur le marché et ses nouveautés. Mon équipe me rejoint aussi sur le salon, chacun va voir ce qu’il veut, ensuite on se retrouve, on échange, et on va découvrir les collections ensemble. J’ai par ailleurs une activité de jury au sein du salon, cela m’en donne une appréciation très riche.
Les stands en eux-mêmes disent aussi quelque chose des marques, de leur état d’esprit, c’est une aura qu’on ne retrouve pas forcément dans un tiroir lorsqu’un représentant nous apporte ses modèles.
Je pense notamment à celui d’Ic! Berlin avec son gazon et son foodtruck, c’est pour moi un stand assez emblématique et sans doute le plus cool parce qu’il reflète une ouverture d’esprit et une certaine simplicité.

Un souvenir de salon à partager avec nous ?

Un de mes très bons souvenirs est sans doute lié à la marque que j’ai créée avec mon meilleur ami, il y a 10 ans. Il est bijoutier, je suis opticien créateur, nous voulions réunir nos deux corps de métiers, c’est ainsi que nous avons créé une marque de collier-chaîne de lunettes dont nous avons breveté le système : Ebers Boehm.

Une journaliste de TF1 nous a croisé dans les allées, nous n’avions pas de stand, j’ai demandé à Barton Perreira de nous prêter un bout de table pour présenter à la journaliste notre collection. On est passé dans le JT de Claire Chazal, pendant une bonne minute. C’était très spontané !

C’EST AU SILMO QU’ON RENCONTRE LES TENDANCES DE DEMAIN (31/08)

Les cerveaux bouillent chez les opticiens mais les mains fourmillent aussi… Pour cela, les ateliers de découverte des Meilleurs Ouvriers de France en Optique sont incontournables sur le salon. On peut y découvrir de multiples aspects de la lunetterie : façonnage de montures originales à la main, dessin de monture assisté par ordinateur, sculpture décorative sur une monture en acétate, etc.

Quiconque vient au SILMO repart avec des idées et des savoirs à partager plein la tête.

SILMO, PLATEFORME DES SAVOIRS (30/08)

Lorsqu’un opticien se rend sur un salon, il lui est impossible de résister à la tentation de jeter un œil aux nouvelles collections qui dessinent les tendances de demain. S’ils sont à la recherche des univers qui feront mouche auprès de leurs lunettés en magasin, ils sont aussi sur le salon pour continuer à se former et le SILMO regorge de trésors de savoir et savoir-faire.

A commencer par la SILMO Academy, le lieu d’échange et d’information sur les avancées scientifiques du secteur de la vision et de l’optique. Chaque année, un thème rassemble des spécialistes français et internationaux. Professeurs, chercheurs, ophtalmologues, optométristes, et bien d’autres, mettent en commun le fruit de leur recherche pour faire progresser la science. Cette année, il s’agira de parler de l’éblouissement traité sous tous ses aspects, par exemple.

C’est en 2010 que la première édition de la SILMO Academy est née, en partant du constat que les opticiens ont besoin de développer et d’enrichir en continu leurs connaissances afin de répondre au mieux aux besoins visuels de leurs clients. Puisque votre opticien est aussi un acteur de votre santé visuelle, il est plus que légitime pour lui de développer et d’alimenter chaque année son expertise.

LES SILMO D’OR : LES PRIX QUI RÉCOMPENSENT L’INNOVATION ET LA CRÉATIVITÉ (29/08)

Depuis 1994, le SILMO couronne les talents et les compétences dans les domaines des montures, des verres, des machines, des technologies, etc. Le jury met en valeur les innovations les plus pertinentes, tant du point de vue du design que celui de la technologie.

L’année dernière on vous parlait par exemple de Parasite qui a remporté le SILMO d’Or pour sa monture Anti Rétro-X , ou encore de la monture MASK E3 de Kuboraum. Le jury était alors présidé par le designer belge Alain Gilles.

Pour cette année millésime des 50 ans, le SILMO voit les choses en grand. A la tête du jury, non pas un, mais deux créateurs : Livia Stoianova et Yassen Samouilov, de la maison de couture On Aura Tout Vu. Ceux-ci  aiment mêler savoir-faire ancestral, design sophistiqué, matières précieuses et impertinence. Avec beaucoup d’humour, ils détournent la mode et le glamour en créant inlassablement la surprise. Avec ces deux designers, l’exception est une règle !

LES RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLES DU SILMO (25/08)

Quand Lunettes Originales se rend au SILMO, on file tout droit au « Village », la partie du salon qui réunit tous nos lunetiers créateurs talentueux. Initiée en 1996, cette démarche de rassembler les entreprises créatives de lunetterie à un même endroit, récolte d’emblée un succès fou ! C’est un carrefour de tendances, l’objectif de cet espace étant l’accueil de jeunes designers du monde entier révélés au marché lors de ce salon. Une vraie pépinière où les idées innovantes et les collections exclusives se rencontrent…

Si vous ne nous trouvez pas au Village en train de découvrir les collections des lunetiers créateurs et les tendances de demain, vous pourrez sans aucun doute nous voir à l’Absolutely Fabulous Laboratory, les yeux grands ouverts sur les dernières innovations technologiques dédiés à la fabrication des montures et des verres.

Et c’est parce que nous sommes toujours à la recherche de l’exception, que nous nous rendrons dans le nouvel espace Luxe au sein du salon. Dans cette aire se côtoient des joailliers, des marques de luxe et des spécialistes des montures précieuses. Ces designers façonnent les plus belles matières comme l’or, l’argent, la corne, le bois ou les pierres précieuses. Savoir-faire, artisanat, art et rareté sont au rendez-vous !

LE SILMO DE 1967 À 2017 : 50 ANS D’ENGAGEMENT (21/08)

1967, c’est l’année de la première diffusion d’un programme en couleur à la télévision française. De quoi nous rajeunir… n’est-ce pas ? Cette même année à Oyonnax, la capitale française de l’industrie plastique, se déroule le premier salon d’optique-lunetterie au monde. Il réunit 58 exposants sur 1500 m² dans le cadre du SIP, le Salon International des Plastiques et du matériel pour opticiens.

Trois ans plus tard, les lunetiers toujours plus nombreux décident de prendre leur indépendance en créant un salon dédié à leur seule activité avec pour nom « SILMO » (Salon International de la Lunetterie, de l’optique oculaire et du Matériel pour Opticiens).

Le salon grandit rapidement en multipliant sa surface et son nombre d’exposants par 5. De plus en plus international, le salon a lieu en alternance entre Oyonnax et Paris tous les quatre ans, avant de s’installer définitivement dans la capitale française en 1981. Ces choix stratégiques et pertinents se perçoivent en 2006 où le salon bat son record de fréquentation et s’impose de fait comme le Mondial de l’Optique.

L’histoire ne s’est pas arrêtée aux portes de Paris. Fort de son succès et de son retentissement à l’échelle mondiale, le SILMO est aujourd’hui une véritable famille dispatchée aux quatre coins de la planète. Des extensions stratégiques sont nées avec le SILMO Istanbul, le SILMO Sydney et le SILMO Bangkok, dans l’objectif de renforcer la dimension internationale du SILMO Paris et ainsi permettre aux entreprises qui le souhaitent d’être accompagnées dans l’exploration de marchés porteurs pour la lunetterie.

Précurseur jusqu’au bout des branches, le SILMO Paris peut être fier d’avoir à sa tête Amélie Morel. En effet, c’est la première fois qu’une femme est élue présidente d’un grand salon français, voire même d’un salon international d’optique !

Les administrateurs du salon ont sans doute fait le choix d’une certaine parité, soulignant ainsi que les femmes sont très nombreuses et actives dans le secteur de l’optique-lunetterie.

Pour en savoir plus : www.lunettes-originales.fr