Semaine du 24 septembre 2017

INTERVIEW DE MICHAËL LALANDE DE CHEZ LOULOU À LYON (18/09)

Lunettes Originales est allé rendre visite à Loulou, Place des Célestins à Lyon, un magasin imaginé et dirigé par Michaël Lalande, un amoureux de belles lunettes.

Pourquoi « Loulou » ?

Je voulais un nom qui change, avec un grand capital sympathie, et qui n’évoque pas un magasin de lunettes ; je souhaitais convoquer un autre univers. Vous ne verrez pas « opticien » en façade. J’aime bien l’idée qu’on aille « chez Loulou » comme on irait « chez Mamie ».

Loulou c’est à la fois un lieu, une démarche, une philosophie. Dans le design du magasin nous avons voulu une belle boutique haut de gamme, mais qui ne fasse pas peur, dans laquelle on ose rentrer.

On reçoit la clientèle différemment, autour d’un café de torréfacteur lyonnais, on leur propose de choisir leur musique, c’est un moment qu’on leur consacre. J’expose volontairement peu de modèles en magasin, pour que l’échange s’établisse. Ensuite je propose une monture qui me paraît idéale pour le client, comme on sortirait une bouteille de vin pour ses amis qui viennent dîner à la maison.

Dans le concept, Loulou c’est une adresse qu’on se passerait entre initiés et amoureux de lunettes. Mais c’est aussi une sorte de club, un rendez-vous, qui rassemble tout au long de l’année, autour d’événements design et culturels à Lyon.
Ce magasin, c’est sans doute un projet que j’ai toujours eu. C’est comme cela que je voyais mon métier. Mes clients sont prescripteurs et conseillent la boutique comme on recommande son restaurant favori à tous ses amis, c’est ma plus grande fierté.

Comment choisissez-vous vos marques ?

Je dirais à 80 % au feeling. Les 20% qui restent, je les choisis de sorte à avoir une offre cohérente mais je ne cherche pas à contenter tout le monde, je pense que c’est une erreur de le faire. Le magasin s’adresse aux personnes qui aiment les belles lunettes qui ne sont pas forcément extravagantes non plus, par exemple.

Était-ce important d’être un opticien indépendant ?

Mon projet était d’ouvrir quelque chose qui me ressemble. Je ne me retrouvais pas dans les concepts existants ni dans le low cost, j’aime le design et les beaux produits. La décision s’est faite naturellement.

C’était bien entendu essentiel pour moi d’avoir le choix, et notamment de proposer des marques confidentielles, qui n’étaient pas encore à Lyon avant Loulou. C’est le cas d’Alhem ou de TAVAT.

Comment avez-vous rencontré TAVAT ?

J’ai découvert ce lunetier il y a 1 an au SILMO, en me promenant dans les allées, je suis tombée sur leur stand et j’ai eu un gros coup de cœur pour la collection SoupCan. C’est un produit que je n’avais jamais vu ailleurs et qui a capté mon attention.

Les liens que je tisse avec les marques que je travaille sont essentiels. Il faut de la confiance mutuelle pour mettre en place ensemble un partenariat privilégié dans lequel on échange, on discute, et c’est le cas de mon rapport avec TAVAT.

Quel type de clientèle se retrouve dans des montures comme les SoupCan ?

Il y a eu un super accueil pour cette collection. Je dirais qu’il y a une majorité d’hommes qui aiment les matières brutes et industrielles, la moto, les objets massifs. Les femmes apprécient quant à elles leur aspect très design. C’est le genre de montures qui peuvent impressionner de prime abord, mais une fois portées, le dessin est tellement bon que cela fait sens.

Sur ces lunettes, nous ne sommes pas que sur de l’originalité pour l’originalité, il y a un vrai travail de design derrière. Lorsque les clients essaient une TAVAT, ils sont surpris par le confort. C’est ce qui fait la force du produit car, bien qu’il paraisse « rigide », il s’avère extrêmement confortable sur le visage.
La qualité de la fabrication me permet de leur affirmer sans crainte que leurs lunettes ne risquent pas de s’abîmer avec le temps.

Le SILMO approche, y a-t-il de nouvelles marques que vous convoitez ?

Pas encore ! J’y serai, c’est certain, parce que je suis toujours en recherche. C’est très important de rester à l’affût de ce qui se fait, des tendances, des nouveautés. Quand on est non-stop en magasin, on ne prend pas de risque, on reste dans sa zone de confort, et je ne le souhaite pas.
Parmi ceux que je souhaite aller voir, il y aura forcément Alhem dont la designer est d’ailleurs française, TAVAT, Masunaga, le lunetier suédois Oscar Magnusson, Nathalie Blanc et SALT.

FROST : DES LUNETTES TENDANCES ET INSPIRÉES (18/09)

En manque d’inspiration ? Pas de panique, la designer Marion Frost n’en manque pas et c’est justement le thème de sa dernière collection tout aussi inspirée qu’inspirante ! On en veut pour preuve les lunettes de soleil justement nommées MUSE, une ode à la féminité créatrice. Courbes lascives, couleurs profondes et lumineuses, forme papillon généreuse, toutes les montures sont fabriquées en Allemagne avec une attention particulière pour des techniques qui mêlent tradition et innovation.

Vous pourrez rajouter à cela deux collections qui ont du relief, c’est le moins qu’on puisse dire… Une approche à la fois mécanique, technique et artistique. Plusieurs des nouvelles créations de Frost comprennent des microstructures en surface dont les motifs empruntent à la nature leurs plus beaux atours. Si vous faites un détour par le SILMO, ne manquez pas ces nouveautés !
Parfaite synthèse de style intemporel et d’originalité, Frost ne cesse pas d’étonner en faisant preuve de justesse collection après collection.

VISITE CHEZ EYESHOW, OPTICIEN À PARIS (19/09)

Une curiosité dévorante et un dynamisme certain ont fait du l’opticien Eyeshow un véritable prescripteur de tendance. Rencontre avec Léa…

Selon quels critères choisissez-vous les lunettes que vous proposez ?

Le premier critère sera esthétique. Nous accordons beaucoup d’importance aux tendances et à l’originalité, c’est la raison pour laquelle nous choisissons des créateurs différenciants avec un regard très mode. Le confort est bien entendu un autre critère. Notre magasin est prescripteur, le quartier se prête à cela et notre clientèle est très demandeuse de ce genre de produits. Nos fournisseurs nous réservent par exemple des avant-premières et des collections capsules exclusives.

Vous privilégiez la tendance et l'innovation chez Eyeshow, quelles marques l'illustrent le mieux ?

Nous venons de faire rentrer la marque de créateur Bob Sdrunk, qui pour moi, est pleinement dans ce créneau. Dans les matières comme dans les formes, on a quelque chose de novateur qui se dessine et qui ne se cantonne pas à un seul modèle : c’est l’affaire de toute la collection. En matière d’innovation, nous avons d’autre part été les premiers en Europe à posséder l’équipement Yuniku d’Hoya.

Quelle place a Yuniku dans un magasin « créateur » comme le vôtre ?

Ma sœur et moi sommes associées dans cette aventure et nous partageons la même curiosité, nous sommes toujours à la recherche de quelque chose de différent, à l’avant-garde. C’est notamment le cas de la 3D, un sujet qui nous intéresse depuis un moment déjà et pour lequel nous menions des recherches. Malheureusement après deux années de salons professionnels, les technologies et les concepts que nous avions pu voir ne nous paraissaient pas aboutis, pas assez techniques, les finitions étaient trop approximatives.

Puis nous avons rencontré Hoya, qui nous a proposé le concept Yuniku. Le principe de l’impression d’une lunette en 3D nous attirait déjà mais Yuniku va beaucoup plus loin avec un verre hyper haut de gamme autour duquel la monture se conçoit. C’est une approche totalement nouvelle.

A qui recommandez-vous le sur mesure Yuniku ?

Nous conseillons ce dispositif à tous nos clients. Les porteurs de verres progressifs sont particulièrement sensibles à cette offre mais en réalité, tous les porteurs de lunettes sont concernés.

Et ils sont ravis ! Par exemple, en ce moment la tendance va aux petites montures rétro, ce qui n’arrange pas vraiment les personnes avec de grands visages qui ne veulent pas sacrifier le style au confort. Yuniku est une vraie solution, avec une approche ultra professionnelle et sur mesure jusqu’au bout. C’est une relation au client qui est très singulière, car nous passons beaucoup de temps ensemble en souhaitant être au plus proche de leurs besoins.

Les amoureux de design se retrouvent-ils malgré tout dans cette offre ?

Nous étions justement craintives sur ce point, mais finalement nous avons été absolument convaincues par le produit en lui-même quand nous l’avons vu. Pour les personnes qui recherchent un look et qui sont amoureuses du design, on est en plein dedans ! Il y a beaucoup d’effets de matières intéressants, de formes avec du style, ça plaît beaucoup et on le ressent bien.

Pourriez-vous conseiller à nos lecteurs masculins des montures solaires qui sortent un peu de l’ordinaire ?

Cela dépend des goûts et de la personnalité, mais je pense notamment à une nouvelle collection parisienne que nous venons d’accueillir chez Eyeshow : PANTOS Paris, ce sont des montures très luxe et qualitatives, fabriquées en France. Etnia Barcelona et Bob Sdrunk fonctionnent aussi très bien !

LES LUNETTES DE SOLEIL COLOURS DE VANNI VUES PAR LA ESPEJUELOS (20/09)

Aujourd’hui, nous vous présentons des lunettes de la marque italienne Vanni. Si la marque originaire de Turin est l’une des plus reconnues dans le monde de la lunetterie, ce n’est pas un hasard. Depuis les années 90, elle possède un style très singulier, et se démarque grâce à des valeurs auxquelles elle est restée fidèle. À commencer par son engagement pour la qualité du « Made in Italy » ou encore, une quête d’innovation permanente dans leurs designs, notamment grâce aux plaques d’acétate que le designer fabrique lui-même dans le but de proposer des lunettes aux effets uniques.
Il y a quelques temps déjà, nous vous avions présenté une monture œil de chat de leur collection Pixel. Cette fois-ci, nous allons nous intéresser à une paire de solaires de la collection Colours.

Cette ligne se caractérise par des combinaisons de couleurs tantôt unies tantôt dégradées. La monture VS5704-A404 arbore sur les branches un bleu écaille de tortue très élégant qui rappelle les couleurs de la face. Cette dernière est légèrement carrée et passe du bleu foncé au bleu clair translucide avec des inserts contrastés sur les côtés.
Ce mélange de couleurs donne vie à la monture au passage de la lumière, l’effet est extraordinaire !

Vanni sera bien évidemment présent à la prochaine édition du SILMO à Paris avec de nombreuses surprises à présenter pour cette nouvelle saison. Des nouveautés que nous sommes déjà sûrs d’adorer !

DE LA NOUVEAUTÉ POUR LA RENTRÉE CHEZ KIRK & KIRK ! (21/09)

Riche d’une marine à voiles réputée, les voyages commerciaux ne sont pas étrangers à l’Angleterre. Plus enclin à créer des montures qu’à grimper dans la mâture, le lunetier Kirk & Kirk fait une rentrée active. Aussi vive que la palette de tonalités qui fait l’identité de ses réalisations, l’attraction de l’inédit s’est glissée à ses côtés pour conquérir de nouveaux regards ici et surtout ailleurs.

Déjà implanté outre-Atlantique, le designer britannique a choisi d’étoffer la liste de ses points de chute sur le sol américain. Après New York, Los Angeles, Minneapolis et Chicago, Kirk & Kirk plante sa bannière lunetière à Philadelphie. Associées à une direction et une équipe enthousiastes, ces terres encore vierges de sa vision singulière seront à n’en pas douter un terrain de jeu des plus excitants.Appétit d’horizon certes, mais également de création. Heureux de peaufiner leur collection Kaléidoscope, les bureaux d’études londoniens en dévoilent un nouveau modèle. Proposant une forme œil-de-chat élégante et contemporaine baptisée Helen, la monture en acrylique translucide est encore toute fraîche, à l’image de l’argile qui a inspiré sa teinte « Clay ». Une opportunité toute neuve de combiner cristal et rouge minéral qui ne manquera pas de faire de l’œil aux regards féminins.S’il est adepte des effronteries chromatiques, Kirk & Kirk est un élève appliqué qui sait soigner sa rentrée.

Occupé à développer le rayonnement de son savoir-faire et de sa culture du design, le lunetier ne délaisse pas pour autant le cœur de son activité : concevoir de beaux objets colorés et harmonieux.
De quoi laisser entrapercevoir une année studieuse mais toujours aussi facétieuse.

LES LUNETTES INTEMPORELLES EN MÉTAL DU CRÉATEUR MATSUDA (22/09)

Le temps, c’est de l’argent. Mais une fois passé dans les mains expertes de Matsuda, ce peut également être du titane, du béryllium cuivré ou de l’inox… Fasciné depuis toujours par les métaux, les matériaux nobles et les univers emblématiques d’époques révolues, la marque enfonce le rivet avec une nouvelle collection qui déforme l’espace-temps.

Riche de nombreux séjours dans la capitale française, Mitsuhiro Matsuda avait levé le nez avant de s’attacher à l’agrémenter d’accessoires de mode ouvragés. S’inspirant de l’architecture métallique façon 1900, Matsuda propose le modèle solaire M3057. Cerclage à l’arrondi savamment imparfait comme un vitrail de verrière des années folles, pont au galbe anguleux ciselé par un maître graveur, teinte champagne vieilli : l’immersion est immédiate.

Plus sage, le modèle optique M3059 s’invite dans les salons feutrés des palaces de la Ville Lumière. Forme pantos incontournable, alliance des alliages comme des tonalités… le métal doré côtoie les insertions noires marbrées pour un style Art déco affirmé et assumé. Fabriqué au Japon comme l’intégralité des lunettes de la marque, l’ensemble fait montre d’un souci permanent des finitions. Branches minutieusement travaillées ou tenons aux motifs subtils, ici lunetterie rime avec orfèvrerie.

Élément central dans l’approche artistique de Mitsuhiro Matsuda, le temps ne s’arrête pas lorsqu’on choisit de porter des lunettes de la marque. Objet de luxe finement avant-gardiste, une monture Matsuda happera les inconditionnels du détail comme les amoureux des voyages temporels. Une décision judicieuse pour voir la Tour Eiffel d’un autre œil sur fond d’Exposition universelle parisienne…

INTERVIEW D’ALEXANDRA MARQUAIS DE LIGNE DE VUE (22/09)

Alexandra Marquais parcourt le monde, animée d’une passion lunetière qui se reflète dans ses deux magasins à Bordeaux et au Cap Ferret. Lunettes Originales est allée à sa rencontre !

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’histoire de Ligne de Vue ?

L’aventure de Ligne de vue a commencé il y a 18 ans. Je suis associée avec mon mari, nous sommes tous les deux opticiens et bordelais d’origine. Après avoir travaillé plusieurs années à Paris, nous souhaitions revenir et apporter à Bordeaux quelque chose de différent, haut de gamme et créateur, avec une véritable qualité de service.

Il y a 4 ans nous avons eu l’envie d’ouvrir au Cap Ferret, un lieu de villégiature extraordinaire entre plage, mer et soleil, dans un cadre extrêmement privilégié. Nous avons une clientèle très internationale et parisienne. Quant au positionnement, nous sommes sur des marques encore plus luxueuses au Cap Ferret.

Les gens sont ici très décontractés, en vacances ; ils prennent le temps de choisir leurs lunettes. Nous avons même des clients parisiens qui attendent de venir au Cap Ferret, chez Ligne de Vue, pour faire leurs lunettes… C’est comme un rendez-vous !

Allez-vous sur les salons ?

Je vais sur tous les salons internationaux pour acheter. Notre chance, c’est qu’il ne se passe pas un mois où il n’y ait de salon d’optique dans le monde.

Je me déplace systématiquement, j’essaye de percevoir les mouvements à venir. C’est en allant aux États-Unis ou en Asie à la rencontre des tendances, que l’on parvient à être dans l’avant-garde. On découvre également comme cela des marques qui n’ont pas les moyens d’envoyer une force de vente à l’étranger.

Notre métier est d’aller à la rencontre de ces petits créateurs, que nous privilégions beaucoup chez Ligne de Vue. Le problème de l’opticien indépendant à mon sens, c’est qu’il attend que cela se passe dans sa boutique, or c’est précisément comme cela qu’il se retrouve à faire la même chose que son voisin d’en face.

Quel est votre premier souvenir de salon ?

C’était au SILMO en tant qu’étudiante et j’avais trouvé cela fabuleux et grandiose avec tous ces stands très beaux, où les produits sont mis en valeur avec beaucoup d’attention. Puis j’ai été « spectatrice » du SILMO puisque j’étais employée, et depuis que je suis gérante, je fais le SILMO très différemment. Je prépare tout cela très à l’avance, mes deux responsables montures et collections viennent aussi. De mon côté, j’y suis dès le premier jour, où je rencontre les créateurs. Je me laisse toujours un jour pour flâner et découvrir ce que je n’aurai pas repéré en amont. En plus de cela, je suis membre du jury pour les SILMO d’or.

Je suis impressionnée chaque année par le nombre de nouveaux créateurs qui se lancent dans l’aventure, avec beaucoup de courage, en prenant des risques dans un milieu très concurrentiel qui a beaucoup changé en 15 ans. Et cela, j’en ai d’autant plus conscience aujourd’hui qu’autrefois. Je suis admirative de leur dévotion pour la création, l’amour du produit.

Comment est-ce que votre venue au salon se traduit très concrètement en magasin pour vos clients ?

Cela fait partie de l’ADN de Ligne de Vue. Les clients sont toujours épatés par la diversité du choix qu’on a. Des univers, des styles différents, des histoires uniques, qu’on leur transmet. On ne vend pas qu’un produit, on partage une identité, l’héritage d’une marque. Nos magasins sont le reflet de notre passion inconditionnelle.

À quoi pensez-vous lorsque vous choisissez une nouvelle collection ?

Je prête attention à la qualité des finitions. Il est également primordial que le rapport qualité-prix soit à la hauteur du produit. Il est hors de question que je propose à mes clients quelque chose de contraire à ces paramètres.
Dernièrement j’ai beaucoup apprécié la créativité et la fraîcheur de la marque Peter and May Walk, et cela a beaucoup plu en magasin. Une autre très belle collection plus confidentielle : Revel Paris. Ce sont des associés qui ont racheté cette marque qui faisait à l’origine des ombrelles et des parapluies.

Ils ont finalement créé une branche lunetterie avec une recherche technique et esthétique très forte. Le fruit de ce travail est une petite collection haut de gamme dans la manière de travailler les montures, pas dans les prix. C’est notre petit coup de cœur du moment.

Pour en savoir plus : www.lunettes-originales.fr